OR et MINES D’OR – QUELQUES FONDAMENTAUX A GARDER A
L’ESPRIT
Réactualisé au 22 mai 2009
Je
vous reviens avec une série de billets rédigés ces deux dernières années. Il
est certain que j’actualise peu mon site. Il s’agit d’un travail assez
harassant si on a l’ambition d’être articulé et de faire cotoyer analyses
personnelles et liens vers d’autres articles. Cela dit, j’évoque des concepts
qui me semblent jouer sur le marché de l’or et des mines à moyen et long
terme. Je continue à ne pas croire aux allers-retours en bourse et puis, plus
important, les bonnes idées sont extrêmement rares en bourse (source Warren
Buffet)
Le
sujet de l’or en lui-même est peu évoqué principalement parce que je crois que
les mines représentent beaucoup plus d’opportunités que le métal au 4 janvier
2009. Le massacre des valeurs a été exhaustif et il est commun que les marchés
se redressent vigoureusement suite à un effondrement des cours. Je vous
reviendrai sur l’or avec une
réactualisation de l’étude économétrique rédigée sur la formation des cours de
l’or en 2003. Il s’agit de déterminer scientifiquement les variables
explicatives et leur poids respectif, ce n’est pas la pierre philosophale mais c’est
très utile car cela permet de mettre les choses en perspectives et d’introduire
de la discipline dans les arbitrages.
Les
thèmes évoqués sur ce site sont les suivants :
-
Une
analyse des résultats à fin mars 2009 des principales mines d’or sudaf ainsi
que de nombreux commentaires sur Goldfields, Harmony et drd gold
-
Une
analyse en vagues d’Elliott du JSE Golds, indice des mines d’or sudaf, rédigée
par Soros35, un des contributeurs remarqués des forums Boursorama
-
Un
papier décoiffant de Jim Rogers, le gourou des matières premières et
accessoirement un milliardaire grâce à ses investissements boursiers
-
Comment
se préparer à un retour de l’inflation lors de la sortie de crise
-
La
corrélation entre l’once d’or et le marché boursier
-
l’effet
d’une chute du rand sur les cours d’une aurifère sud-africaine.
-
Une
analyse des principaux marchés baissiers sur les aurifères au cours du siècle
dernier (en anglais)
-
différents
fichiers reprenant les caractéristiques fondamentales et techniques (source
Yahoo USA) des plus grandes mines d’or et d’argent du monde
-
des
liens vers des sites confrères
- une série de parodies d’Hitler encensées par
le Times (Hitler et ses investissements en or lors du krach de 2008)
- un article de Business Week consacré au
désastre AIG et mettant en relief l’énorme création monétaire induite (AIG what
went wrong)
- le principe de retour à la moyenne des cours
boursiers (mean reversion theory)
- l’évolution des cours des matières
premières depuis 1900, c'est-à-dire plus de 100 ans
- le lien entre le cours des mines d’or,
l’once d’or et l’évolution des marchés boursiers
- « le dernier petit sou », un
extrait vidéo de l’immense film « Le Sucre » qui résume bien notre
époque
- et bien d’autres
Liens
vers des sites confrères
Je jette un œil généralement distrait sur les analyses techniques préférant me concentrer sur une approche mathématique des marchés, travers (peut être) liée à ma formation.
Néanmoins, lors mes recherches économétriques, j’ai pu constater le poids significatif de variable comme le cours décalé d’un mois dans la formation d’un cours boursier d’une part et le pourcentage d’évolution du cours exprimé sur une période de 3 mois d’autre part. Ces deux variables mettent en exergue l’influence (jusqu’à un point de retournement à déterminer bien entendu) du « momentum » dans la formation d’un cours boursier.
Je garde aussi en mémoire l’analyse de Siegel dans son célèbre livre « stocks for the long run » cf amazon.fr ou amazon.com) concernant le caractère efficient de la moyenne mobile sur 200 jours. Le refus d’investir tant que les cours figuraient en dessous de cette moyenne mobile aurait permis d’éviter la quasi-totalité du krach de 1929 à 1932 !!! ce n’est pas rien croyez-moi
L’analyse technique est donc importante. Ce qui se fait de mieux sur l’internet français en matière d’analyse technique appliquée à l’or provient des analyses du Tradosaure. Vous trouverez son site ci-dessous.
http://www.tradosaure.blogspot.com/
Il est difficile d’évoquer le web Francophone, le marché de l’or et des mines sans parler des sites/blogs de Chavee
http://www.argentum-aurum.blogspot.com
http://www.argent-or.blogspot.com
Un blog se trouve sous le lien suivant
www.silvergoldchat.blogspot.com
Il s’agit d’un travail considérable et remarquablement structuré. Le site est d’une profondeur que l’on peut considérée comme inouie. Voici quelques uns des liens qui m’ont marqué (liste à compléter) :
- Les 10 règles pour investir sur le marché de l’or et de l’argent sont tout à fait pertinentes (copier coller du lien ci-dessous)
http://www.eba.be/FR/AAEBabel3.awp?P1=595
Vous
trouverez sous le lien ci-dessous une analyse en vagues d’Elliott du JSE Golds,
indice des mines d’or sudaf, rédigée par Soros35. Je retiens que selon ce
canevas, le JSE golds pourrait atteindre les 5600 à 5700 ces prochaines années
soit une hausse de 100% par rapport au niveau actuel.
http://www.more.cfinance2000.com/etude didier soros35.htm
Surtout ne pas oublier de cliquer sur les graphiques pour les voir apparaître.
J’adhère volontiers à ce constat en utilisant d’autres indicateurs mesurant le retard accumulé par le JSE golds sur très longue période.
Ainsi, sur très longue période depuis 1910, les indices en valeur réelle (déflatée d’une inflation qui a été massive en Afrique Du Sud) s’établissent à :
Mai 2009 Moyenne 1910-1960
JSE Golds 24 45
JSE industrials 223 42
Actions US 150 38
Le JSE industrials assez axé sur les matières premières vaut donc près 10 fois plus que l’indice aurifère. On observera que sur 50 ans de 1910 à 1960 ces deux indices ont progressé quais de concert (moyenne à peu près égale). Le niveau de 5600 (voire bien au delà sir le bull sur l’once est puissant) annoncé par Soros35 est donc tout à fait crédible.
Enfin, voici le site de Denissto, l’un des 3 contributeurs les plus célèbres du plus grand forum boursier du monde francophone, à savoir boursorama.com
Ci-dessous quelques articles bien sentis :
L’assouplissement quantitatif (ndlr l’explosion de la base monétaire)
http://www.denissto.eu/node/102
l’or et l’empire du milieu
http://www.denissto.eu/node/94
la crise économique en chiffres
http://www.denissto.eu/node/54
l’inflation
inevitable
http://www.lacrisedesannees2010.com/article-27550184.html
Bonne lecture de ces précieuses informations que vous ne trouverez bien entendu jamais dans vos journaux ou sites habituels.
Trimestriels
DRDgold mar2009 – publié le 15 mai
Une compréhension des résultats trimestriels est
d’importance pour les mines d’or et toute forme d’action au demeurant. L’impact
de leur publication sur le cours de bourse ne porte pas que sur les quelques
jours qui suivent leur parution. Par exemple, une forte chute de l’once pourra
temporairement défavoriser le cours d’une mine ayant agréablement surpris par
ses trimestriels. Un arrêt ou une reprise de l’or se soldera par une hausse
vigoureuse de l’action quelquefois plusieurs semaines après.
On a pour tradition de comparer les performances des mines sudafs d’un
trimestre sur l’autre.
Le résultat net (headline earning) est
en recul du fait d’ajustements IAS ne portant pas sur l’exploitation (non cash
items) qui ont en fait un caractère exceptionnel. DRDgold s’est considérablement
désendettée suite à la cession profitable en 2007 de la mine Porgera à Barrick
Gold.
En revanche, au niveau du résultat opérationnel, indicateur au moins autant
examiné, les résultats sont bons. Il est en hausse de 32% principalement du
fait de la forte hausse de l’once en rand (à la fois hausse de l’once en usd et
chute de la parité rand/$). La production est à peu prés stable.
La perte de production liée à la fermeture de l’exploitation souterraine d’ERPM
a été compensée par l’exploitation en surface du gisement Crown et surtout Ergo
récemment racheté à Mintails, la production de ce dernier devrait continuer à
monter en puissance et même changer le profil de Drooy
ERPM est maintenu en maintenance pour une période de 2 ans. Son filon contient
29 millions d’onces d’or exploitable en grande partie avec les infrastructures
existantes d’où le souhait de continuer à les entretenir. Si l’once progresse
et si un partenaire se manifeste alors l’exploitation souterraine pourrait
reprendre très rapidement.
DRDgold a maintenant un profil plus stable, moins dépendant d’une exploitation
souterraine, très sensible aux variations de l’once, que par le passé. La part
d’exploitation en surface, financièrement beaucoup moins volatile, enregistre
une croissance très soutenue avec la montée en puissance d’Ergo.
Le point noir de cette action est bien entendu la délirante émission de titres
sous le précédent PDG, Wellesley Wood qui a servi à financer des projets
calamiteux (expansion hors AFS sauf la mine Porgera vendue voir plus haut). La
cession de Buffelsfontein a aussi été une catastrophe sans nom, elle a fait la
fortune de Simmers and jack.
Goldfields
- trimestriels 31 mars09 publié le 15 mai
Après une analyse d’Harmony et DRDgold,
voici mon sentiment sur Goldfields (ticker GFI aux USA)
Je commente simplement les principales mines sudafs dont je suis actionnaire.
Elle me semble présenter des perspectives plus favorables que les mines
américaines (Goldcorp, Agnico Eagle, Barrick) qui ont largement surperformé les
sudafs depuis février 2006 et dont les profits à l’heure actuelle sont loin
d’avoir le dynamisme des sudafs du fait (recul de production pour presque
toutes les nord-américaines).
Points positifs
- Par rapport au trimestre précédent, le « headline earning » a plus que triplé
à 163 millions de $, ce qui rend possible voire probable un résultat net de 1$
par action au cours des 12 prochains mois, cad un per très raisonnable pour une
mine d’or de 12 fois. Les nord-américaine sont au double voire plus du triple.
- Marge opérationnelle de 47%, cad une marge énorme, peu de sociétés disposent
de marge de cette taille. Cette marge peut encore progresser si la croissance
de la production se maintient. GFI produit 871 000 onces par trimestre et vise
1 millions dans un futur assez proche.
GFI s’attend à approcher les 1 millions fin 2009 quand le gisement South Deep
commencera à vraiment entrer en production.
L’exploitation aurifère se caractérise par la prépondérance des frais fixes
(60% du CA). Ainsi toute production supplémentaire se fait à un prix de revient
marginal très faible, d’où l’importance d’une hausse de production afin de
booster les profits et le cours boursier.
- GFI est l’une des rares mines à payer un dividende à hauteur de 50% de son
résultat net.
- projet uranium en cours devrait être très rentable compte tenu de la reprise
des cours de l’uranium
- Projet South Deep : une production stable est prévue pour 2014 mais 8
milliards de rands (1/8 de la capitalisation boursière actuelle) seront encore
nécessaires pour compléter les infrastructures et arriver à une exploitation
récurrente. Il s’agit de l’un des derniers grands gisements d’or mondiaux, peut
être le filon le plus prometteur au monde pour les 30 prochaines années.
Elts défavorables
Ils sont peu nombreux par rapport à ceux relevés au cours des 4 précédents
trimestres caractérisés par des reculs significatifs de production
(alimentation des mines en électricité par l’EDF local, ce prob est réglé
maintenant). Je relève simplement pour ce trimestre un prob de production à
Tarkwa au Ghana, récente diversification hors AFS et à Beatrix, mine plus
ancienne. Cela devrait être corrigé dans les prochains mois.
Harmony
analyse des trimestriels publié le 10 mai 2009
Que pensez des résultats récemment
publiés ?
Elements défavorables
- La production en recul de 3% sur le trimestre précédent avant tout à cause
des périodes de vacances. Le mois d’avril 2009 a aussi été assez médiocre en
termes de production
- Headline earning (notion de résultat net pour les mine sudafs) en hausse de
1.7% à 123 SA cents contre 141 cents attendus par le marché, sur une base
annuelle de 5 rands par action, on ressort à un per de 17 fois bien plus élevé
que celui de Goldfields (12 fois) qui elle a plutôt impressionnée les
investisseurs lors de la publication de ses résultats trimestriels.
Elements favorables
- Harmony est maintenant totalement désendettée, effort considérable après un
endettement qui avait culminé à 5 milliards de rands. Mieux encore Harmony
dispose de 1.6 milliards de rands en banque à l’heure actuelle.
- Reprise du dividende possible plutôt l’année prochaine
Pour ma part, Harmony reconnu comme très sensible au cours de l’or constitue un
bon achat aux cours actuel (7.5 euros) en dépit de ses résultats un petit peu
décevants. Le désendettement a été impressionnant, la perspective de reprise
des dividendes pourrait donner un coup de fouet à l’action.
Harmony : les trimestriels suite
Cela a plu surtout sur le forum boursorama Harmony.
Je complète donc les thèmes évoqués lors de mon précédent post sur les
résultats trimestriels d’Harmony, mine d’or cotée à Paris sur le SDR si vous
plait.
- Le headline earning est en recul de 3% sur le trimestre précédent sachant que
le résultat net est lui en chute de 26%. Pourquoi ? parce que le res net
contient au 4T08 des exceptionnels liés à la vente d’actifs. Le headline
earning beaucoup plus suivi est expurgé de ces elts exceptionnels.
- la production est en recul de -3.4%. Ok mais ne pas oublier que la production
mondiale d’or
est elle-même en baisse entraînant une hausse des coûts de production, on a vu
ce que cela a donné avec les derniers trimestriels de Barrick Gold. Harmony ne
s’en sort pas si mal après tout
- toutes les dettes ont été remboursées, ce qui traduit une discipline sans
faille lors des 2 dernières années. Le montant en banque est même de 1.6
milliards de rands dont on nous garantit qu’il sera dépensé avec la plus grande
prudence. Très très très peu de mines peuvent se vanter de n’avoir aucune dette
à l’heure actuelle, sans parler des entreprises non aurifères (je crois
comprendre que la crise actuelle est notamment une crise de la dette)
- Harmony semble en avoir fini (pour le moment) avec sa politique d’acquisition
qui lui avait si bien réussi de 1995 à 2002.
Comment
se préparer au retour de l’inflation publié le 3 mai 2009
en 5 points.
Ajouter les mines d'or au conseil sur l'or. Le retard des mines par rapport à
l'once est à un niveau comparable à 1978, 1993 et
2000.
http://www.timesonline.co.uk/tol/money/consumer_affairs/article612099
6.ece
Goldfields
– formulation élégante publié le 12 avril
J’ai vraiment bien aimé le style de ce
contributeur américain concernant Goldfields ticker GFI. Il s’agit d’une très
bonne synthèse des choses à l’heure actuelle spécialement avec le recul
significatif des mines depuis quelques semaines (cela dit la progression depuis
octobre 2008 avait été furieuse), Harmony en recul de plus de 30% sur ses plus
bas de l’année 2009.
Pour ceux qui croient en la poursuite du bull market sur les minières, nous
sommes dans une zone d’achat, le recul peut être mis à profit.
Its
understandable the lack of enthusiasm for GFI. This stock has been dead money
ever since that blowoff move to $25 in 2006. Since then it bled off every weak
hand all the way down to $5 land! The fact remains that GFI has a ton of
earnings power leverage to gold price. And much cheaper mrkt cap on a total oz
basis than majors like NEM AUY AEM etc.
Its always been known that the South Africans have the best leverage to high
gold price - that's why Gold Fields rocketed from very low levels to $25+ in
2006 while other golds merely doubled or tripled. When gold price moved toward
$700 investors could see the cash flow dry up so they dumped.
I, on the other hand, never seriously entertained the ridiculous notion that
gold prices were going down to Goldilocks levels again in my lifetime so I
stuck with them and added.
A low cost structure company will see earnings expand nicely when gold goes to
$1500 and beyond in the coming year, GFI however will see earnings rise in
multiples b/c they are a higher cost producer. When gold is $2000-3000 in 2011
or whenever you will be utterly shocked how much money GFI will coin.
Inflation
à venir 5 avril 2009
Inflation prochaine : une excellente synthèse
Tous les liens de cause à effet sont enfin convenablement expliqués. L’anxiété
des chinois est aussi évoquée.
http://business.timesonline.co.uk/tol/business/columnists/article5950258.ece
J’ai isolé cet extrait :
“Where
Paulson, le meilleur gestionnaires à l’heure actuelle, a quant à lui investi
des sommes énormes dans Anglogold Ashanti (ancienne mine Val Reefs pour les «
old dogs »)
Mines
d’or synthèse à fin mars 2009
Mines d’or fichier de synthèse au 27 mars 2009 cad
vendredi dernier.
http://www.more.cfinance2000.com/goldmines270309.xls
pour ceux ne disposant pas d’excel.
http://www.more.cfinance2000.com/goldmines270309.htm
Mon site fournit toutes les explications techniques relatives à l’utilisation
de ces informations.
deux commentaires néanmoins :
- la colonne jaune reprend la croissance depuis les plus bas atteints en
octobre ou novembre 2008, il y a donc 6 mois. Les progressions sont
stupéfiantes, très supérieures à celles de l’once et a fortiori des marchés boursiers.
Il fallait donc être placé sur les mines d’or.
Parmi les plus grandes mines, Anglogold ashanti est celle qui a le plus
progressé, +176%. Cela s’est par exemple traduit par une progression de 53% en
euros par l’actionnaire depuis le 1° janvier 2009, le CAC doit être à -12%.
La colonne verte reprend la croissance récente, cours actuel par rapport à la
moyenne des deux derniers mois. Cela permet d’appréhender les mines bénéficiant
d’un momentum (mouvement haussier réplicatif jusqu’à un certain point), notion
très usitée en bourse.
En espérant que ce fichier vous permettra de maintenir ou faire progresser
votre argent durement acquis (je n’en doute pas)
Près
de 20000 visiteurs uniques sur mon site 22 mars 2009
http://www.more.cfinance2000.com/selection3.htm
consacré à l’or, aux mines d’or et aux matières premières (compilation du cours
des mat 1° depuis 1900).
1500 visiteurs depuis le 1° janvier 2009
2008 : 5668 visiteurs uniques
2007 : 4759
2006 : 6714
2005 : 1000
total plus de 19 500
Il s’agit pour moi d’une forme de récompense en retour d’un travail substantiel
(exemple mise au point d’un programme internet de suivi sous Excel des grandes
mines d’or et d’argent du monde à partir des bases de données financières US de
yahoo voir :
http://www.more.cfinance2000.com/goldmines.xls
Je remercie par ce message mes lecteurs dont certains ont eu la gentillesse de
me remercier et de m’encourager. Le site n’a été réactualisé que quatre fois
depuis fin 2005, date de sa création. Cela n’a qu’une importance réduite car il
évoque les tendances lourdes qui influencent ces différents marchés.
NB Le concept de visiteur unique est plus pertinent que les compteurs
habituels. En effet, un visiteur se connectant 30 fois n’apparaîtra qu’une fois
dans le comptage. Le même visiteur revenant plusieurs fois n’est en outre
compté qu’une fois
Opposition
or/bourse – elts de réponse 21 mars 2009
Je réponds à un post sur le forum "gold
index" de boursorama concernant l’opposition or/action en utilisant les
mathématiques.
Une de mes études statistique menée sur un échantillon plutôt vaste, plus de 30
ans et près de 400 observations apporte des elts de réponse.
http://www.more.cfinance2000.com/econometry.pdf
Jetez un œil sur la partie « correlation matrix
section », le coefficient de correlation entre l’or (gold) et la bourse (indice
US SP500) s’établit à 0.007616., cela signifie qu’il n’y a pas de lien
particulier entre l’or et la bourse (CAC, Dow Jones etc), ils peuvent
progresser ensemble ou de façon inverse.
La corrélation mines d’or (observée à partir du célèbre fonds aurifère ASA )
est meilleure, on obtient -0.389. L’opposition est plutôt donc entre les mines
et les actions qu’entre l’or et les actions. Ainsi les mines ont admirablement
progressé au cours des années 70 alors que les indices boursiers chutaient
lourdement (en valeur déflatée de l’inflation). De même, les mines pulvérisent
les performances des marchés actions en forte chute depuis 2000
Excellent
article de Doug Casey 13 février 2009
A lire. Une interview du meilleur (et de
loin) des commentateurs boursiers à l’heure actuelle et depuis une trentaine
d’année par ailleurs. C’est simple, j’ai tous ses livres. Jamais traduits en
français, pathétique !!!
http://www.kitcocasey.com/articles/2550/doug-casey-on-2009:-another-year-of-shock-and-awe/
Accessoirement on prendra
connaissance du dernier Hamilton …
http://www.kitco.com/ind/hamilton/feb202009.html
Résultats trimestriels des mines – étude
3 mars 2009
Il est hasardeux de se porter sur une
mine sans être au courant de ses résultats trimestriels. Cela vaut aussi pour
toute action.
Vous trouverez ci-dessous les résultats nets trimestriels par action des 20
plus grandes mines d’or et d’argent du monde, leur cours et PER au 27 février
2009 ainsi que le cours atteint à la fin de chaque année depuis 2006 (en
dessous de la ligne total). Il s’agit de mines sérieuses pour la plupart et non
de juniors qui, malheureusement, prétent le flanc au vieux adage : une mine
d’or est un trou avec un menteur au milieu.
Votre choix fait, je vous conseille vivement d’analyser plus en profondeur le
résultat net en expurgeant l’effet des elts exceptionnels puis à examiner le
résultat opérationnel. Cette démarche est indispensable même si vous utilisez
l’analyse technique.
Je tiens ces statistiques pour moi-même, j’ai pensé qu’elles pourraient vous
intéresser, les voici :
http://www.more.cfinance2000.com/mines_trimestriel.xls
http://www.more.cfinance2000.com/mines_trimestriel.htm
Drooy (ticker) alias drdgold synthèse 13 mars
2009
Très célèbre action aux USA, en hausse
de près de 100% depuis le début d’année (CAC à -15%) : cours 9.2$ contre 600$
en 1980 et 56 $ en mai 2002.
Ci dessous un lien rappelant de façon synthétique les majeures caractéristiques
de l’animal
http://www.drdgold.com/ir/files/fact/drdgold_fs_mar09.pdf
Vous noterez le bilan financier de réve de cette mine après une vente très
opportune du gisement Porgera à Barrick en 2007 : dette à long et moyen terme
94 M de rands contre des fonds propres à 1285 Mrands (énormément de mines
moyennes sont lourdement endettées à l’heure actuelle), dettes à court terme
274 Mrands pour 945 M rand d’actifs liquides
Jim
Rogers ses colère, ses conseils 9 mars 2009
Ses mots
A lire, c’est assez effrayant
…
http://www.businessweek.com/magazine/content/09_10/b4122017811535.htm
rappel : Jim Rogers est l’un des
commentateurs financiers les plus écoutés. Il a fait de l’argent sur longue
période, lui. Ce n’est pas vrai de tous.
Quelques extraits traduits par une procédure automatique. Je ne retraduis que
les passages incompréhensibles.
So
what should they be doing?
What would I like to see happen? I'd like to see them let these people go
bankrupt, let the bankrupt go bankrupt, stop bailing them out. There are plenty
of banks in
Ainsi que devraient-elles faire ?
Qu' est-ce que j'aimerais voir arriver. Je voudrais qu’ils (le gouvernement)
laisse ces gens (les spéculateurs sur l’immobilier) faire faillite, qu’ils
cessent de les resolvabiliser. Il y a abondance des banques en Amérique qui a
vu ce venir, qui ont maintenu leur poudre sèche et ont attendu l'occasion
d'entrer et de succéder aux incompétents. De même, beaucoup, beaucoup de
propriétaires d'une maison ne sont pas sortis et n'ont pas acheté cinq maisons
sans disposer de revenus. Beaucoup de propriétaires d'une maison avaient
attendu ceci, et maintenant soudainement le gouvernement leur dit : « Bien,
dommage pour vous. Nous nous moquons de votre prudence, nous allons sauver les
100.000 ou les 200.000 types qui ont eu tout faux. C'est une politique
économique outrageuse et de plus cela est amoral.
What
does all this mean from an investment standpoint?
Always in the past, when people have printed huge amounts of money or spent
money they didn't have, it has led to higher inflation and higher prices. In my
view, that's certainly going to happen again this time. Oil prices are down at
the moment, but that's temporary. And you're going to see higher prices,
especially of commodities, because the fundamentals of commodities are enhanced
by what's happening.
Que signifie tout cela du point de vue des
investissements ?
Toujours dans le passé, quand les gens ont imprimé des montants considérables
d'argent ou dépenser de l'argent qu'ils n'avaient pas, cela a mené à de l’
inflation et à des prix plus élevés. De mon point de vuea, cela va certainement
se produire une nouvelle fois. Les prix du pétrole sont en baisse à l'heure
actuelle, mais c'est provisoire. Et vous allez voir des prix plus élevés,
particulièrement pour les matières premières parce que les fondamentaux de ces
actifs sont favorisés par le contexte actuel.
Which
commodities are worth buying or holding on to?
I recently bought more of all of them. But I really think agriculture is going
to be the best place to be. Agriculture's been a horrible business for 30
years. For decades the money shufflers, the paper shufflers, have been the captains
of the universe. That is now changing. The people who produce real things [will
be on top]. You're going to see stockbrokers driving taxis. The smart ones will
learn to drive tractors, because they'll be working for the farmers. It's going
to be the 29-year-old farmers who have the Lamborghinis. So you should find
yourself a nice farmer and hook up with him or her, because that's where the
money's going to be in the next couple of decades.
Sur quelles mat 1° faut il se porter ?
J'en ai récemment acheté de toute sorte. Mais je pense vraiment que
l'agriculture va être le meilleur endroit pour se positionner. L'agriculture a
été un métier terrible, catastrophique sur les 30 dernières années. Pendant des
décennies ceux qui s'échangent du papier, de l'argent ont été à la fête Cela
change maintenant. Les personnes qui produisent des choses palpables auront le
dessus. Vous allez voir des courtiers de bourse (traders) conduire des taxis.
Les plus futés apprendront à conduire des tracteurs, parce qu'ils travailleront
pour les fermiers. Cela va être les fermiers de 29 ans qui auront des
Lamborghinis. Ainsi vous devriez vous trouver un fermier et vous associer avec
lui, parce que c'est là où l'argent va être fait dans les prochaines 20 années.
Message du 29
janvier 2009 - bons trimestriels pour Goldfields
headline earning à 484 millions
rands contre 39 millions le trimestre précédent). Suivre le lien
http://www.goldfields.co.za/reports/f_2009/q2_f2009/pdf/full.pdf
Message du 25
janvier 2009 - Harmony et drdgold profits trimestriels et prévisions
Suite au progression de vendredi, il ne vous
aura pas échappé que les mines d’or ont de très loin la meilleure performance
de toutes les classes d’actifs (CAC Dow Jones once d’or) depuis le début
d’année et les plus bas atteints courant novembre
Vous trouverez ci-dessous les principales données trimestrielles relatives à
deux mines, Harmony et DRDgold ainsi que des prévisions d’analystes réputés.
Cela vous permettra de juger avec une meilleure pertinence les résultats qui
vont être publiés ces prochains jours.
http://www.more.cfinance2000.com/res
mines.htm
http://www.more.cfinance2000.com/res
mines.xls
Message du 29 novembre 2008 suivi des mines fichier excel
de synthèse
J’ai
réactualisé le traditionnel fichier de suivi des mines. Cela était
indispensable après les incroyables événements que nous avons vécus qui, par
ailleurs, m’ont invité au silence (j’étais je dois dire quelque peu groggy)
Les liens sont les suivants :
http://www.more.cfinance2000.com/goldmines.xls
http://www.more.cfinance2000.com/goldmines.htm
Deux colonnes doivent être avant tout examinées
1) la variation des cours les plus bas atteints ces derniers jours par rapport
au plus haut des 12 mois, atteint en novembre 2007 cad avant le krach. Cela
permet de mesurer le très fort krach qui a caractérisé les mines d’or et
surtout d’argent, les divisions par un facteur de 10 étaient monnaie courante.
Pour ma part, je n’ai jamais vécu cela sauf peut être lors du bear market de
1996-2000 et cela vaut aussi pour les autres actions (Citicorp en chute de 91%
!!!). Il s’agit d’un moment historique sur les marchés boursiers et nous
pourrons dire à nos petits enfants que nous y étions. UN PHENOMENE AUSSI
EXCESSIF EST DERRIERE NOUS MAINTENANT.
Je félicite au passage ceux qui ont spéculé sur le métal (et gagné de l’argent)
et non sur le papier, c’est clairement ce qu’il fallait faire sur les 12
derniers mois. Maintenant si vous souhaitez une exposition sur les actifs
réels, il faut vendre votre métal et vous porter sur les mines au moins en
partie
NDLR : la reprise des cours depuis fin novembre 2008 a
été énorme, faramineuse pour certains titres, les mines d’or sont le secteur
qui a le mieux rebondi depuis les plus bas, bien supérieur au cours de l’once
2) la colonne
adjacente est très intéressante. Elle reproduit la variation entre les plus bas
(cours atteint ces derniers jours) et le cours du 28 novembre 2008. Le rebond à
la hausse est particulièrement violent spécifiquement pour les valeurs ayant le
plus chuté (examinez le cas de la mine canadienne High River gold). Je suis
d’avis que cela n’est pas terminé notamment si l’once et les indices généraux
(SP500 etc) se maintiennent.
Comme le disait un philosophe romain dont j’ai oublié le nom (Jesus également par
ailleurs) « les derniers seront les premiers ». Il s’agit en fait d’une maxime
que chacun devrait sérieusement méditer en bourse.
Bon Week end à tous
FUN appel de marge sur l’or et l’argent
Il s’agit d’une
autre parodie tirée d’une scène du grand film « la chute ». Cette fois ci, elle
montre Hitler apprenant qu’il a été liquidé suite à un appel de marge sur ses
investissements en or et en argent.
Hilarant. Le célèbre journal anglais the Times a même publié un article vantant
ces parodies d’Hitler déclinées à l’infini (real estate, Another margin call,
Sarah Palin, le monde du football )
A déguster donc.
http://www.youtube.com/watch?v=eVB-SSkkLnY
Another margin call est très bien aussi.
FUN : parodie d’Hitler englué dans ses
Investissements
immobiliers et boursiers (AIG, Lehman).
Scène tirée du superbe film « la chute » a must see.
ENJOY
http://video.google.com/videosearch?q=hitler+parody&hl=en&emb=0&aq=f#q=hitler%20parody&hl=en&emb=0&aq=f&start=0
DRDgold est une
valeur qui côte 4$ et qui vient, tenez vous bien, de plus de 650$ en 1980
(reverse split 10 pour un en 2007 du fait de la stratégie calamiteuse du
précédent patron, Wellesley Wood un voyou de première – elle côtait 58$ mi
2002). C’est une société totalement désendettée suite à la vente très opportune
du gisement Porgera à Barrick gold, ceci à la différence de très nombreuses
junior mines dont beaucoup se sont effondrées du fait de leur endettement.
J’ai une énorme pose sur cette valeur qui a bruyamment fait rire mes
détracteurs.
Cordialement
Message du 19 octobre 2008 Chute
du rand – effet sur les mines
Je vous reviens
sur les effets de l’évolution de la parité rand/dollar sur les cours des mines
d’or sudaf. Il semble en effet que cet effet ait pris le pas sur les variations
du cours de l’once ces dernières années (c’est une première). Vous vous êtes
peut être lassés des discussions portant uniquement sur le métal qui, à l’heure
actuelle, présente à mes yeux de moins bonnes perspectives que les mines.
Je reproduis ci-dessous les cours du rand en $, de l’once, d’Harmony (côtée à
Paris) et de DRDgold alias drooy (mine marginale très célèbre, énorme marché
sur le Nasdaq) à différents moments de 2001/2002 (sur la période sep 2001 à mai
2002 le dollar était resté à stable à 0.9$ pour 1rand
10sept 2001
rands per $ : 8.5
once 271$
cours drdgold 0.93$
cours harmony 4.6$
10 nov 2001
rands per $ : 12.5
once 277$
cours drdgold 1.2$
cours harmony 5.4$
Le marché n’ pas pris conscience de l’effondrement du rand
10 avril 2002
rands per $ :12
once 298$
cours drdgold 3.9$
cours harmony 12$
Suite à différents articles mettant en relief l’accroissement des marges
bénéficiaires des mines suite au fort recul du rand, les cours commencent à
exploser
4 juin 2002
rands per $ : 11
once 326$
cours drdgold 5.88$
cours harmony 18$
La séquence a été la suivante, effondrement du rand de sept 2001 à novembre
2001 couplé à une hausse modérée des mines puis le marché commence à réaliser
l’explosion des profits assuré par la chute du rand. De nov 2001 à début juin
2002 (période de calme relatif sur les marchés boursiers) , le rand se
maintient aux alentours de 12 et le cours des mines explose à la hausse (drooy
multiplié par 5) alors que l’once progresse de moins de 20% sur la période !!!
Le résultat net par action d’Harmony était passé de 0.14 $ (année à fin juin
2001) à 0.53 à fin juin 2002. Le résultat d’exploitation annuel avait été
multiplié par plus de 3.
La rand a sévèrement chuté ces derniers temps créant ainsi un environnement
favorable pour les sudafs, très dépréciées ces derniers temps du fait du
pessimisme ambiant.
Message
du 14 octobre 2008 - considérations intéressantes Sur les fonds or et mines
d’or aux USA aux USA
http://truecontrarian.com/backgold.html
le passage important :
If you feel that a particular fund manager has a track record which justifies
such a high expense ratio (pour son fonds NDLR), then you may wish to continue
to invest in such a fund.
Ah les tracks records …
Traduction.
Si vous estimez qu’un gestionnaire de fonds
particulier a des performances (à long terme) qui justifie un coefficient de
dépenses aussi élevé (frais d’entrée et de gestion du fonds) alors vous pouvez
souhaiter continuer à investir dans une tel fonds.
Les performance supérieures du manager compenseront bien
au-delà les charges de gestion.
Afin de sortir
la finance et l’économie mondiale de l’ornière dans laquelle elle se trouve.
Certains ont du mal à comprendre que de très nombreux jobs sont en jeu (fonctionnaires
compris)
J’en veux pour preuve par exemple l’injection de 85 milliards faite par l’état
US à AIG. Vous pouvez lire la remarquable analyse d’AIG faite dans Business
Week : Where AIG Went Wrong
Restez accroché à votre or et à vos mines surtout aux cours actuels pour ces
dernières
Message du 14
septembre 2008 Harmony Mean reversion theory
Bonjour Lys,
Je vais bien. Le contexte fortement baissier ces derniers mois ne me poussait
pas à intervenir sur les forums. Le retour à un contexte qui me rappelait
furieusement mai 2005 ou novembre 2000 m’incite à parler de nouveau..
Pour revenir sur ta question, l’application de la mean reversion theory qui je
le rappelle s’applique plus particulièrement sur des périodes longues, plus de
5 ans disons pose des problèmes théoriques pour Harmony dans le sens où son
cours sur longue période n’est pas pur.
Du fait de sa politique massive de rachats de mines depuis 1997, Elle n’a
absolument rien à voir avec la mine qu’était Harmony jusqu’en 1995. Néanmoins,
Je dirais que la valeur moyenne pivot selon la « mean reversion theory » se
situerait au de 12 euros ? Il s’agit d’une cible intermédiaire raisonnable.
Ci-dessous bref descriptif de cette théorie complexe bien séduisante pour
rationaliser les mouvements boursiers.
MEAN REVERSION THEORY
A theory suggesting that prices and returns eventually move back towards the
mean or average. This mean or average can be the historical average of the
price or return or another relevant average such as the growth in the economy
or the average return of an industry.
This theory has led to many investing strategies involving the purchase or sale
of stocks or other securities whose recent performance has greatly differed
from their historical averages. However, a change in returns could be a sign
that the company no longer has the same prospects it once did, in which case it
is less likely that mean reversion will occur. Percent returns and prices are
not the only measures seen as mean reverting; interest rates or even the
price-earnings ratio of a company can be subject to this phenomenon.
Ainsi dans le
cas d’une société, un cours en forte hausse est à long terme associé à une
forte croissance des profits qui finit par attirer des compétiteurs. Une guerre
des prix finit pas apparaître, les profits fondent puis le cours boursier qui
atteint de nouveau son cours moyen.
Message publié le 12
septembre 2008 harmony à 5 €
A ces
cours là, le risque apparaît minime
Cela vaut avant
tout pour les mines d’or mais aussi pour les cours de l’once.
Un tel cours (Harmony à 5 €) me pousse à intervenir sur le forum. Je crois
revivre mi 2005 ou fin 2000.
En effet, Harmony a rejoint le cours atteint avant le déclenchement du bull
market sur l’or et les mat 1 !!!. Il est vrai qu’à l’époque, Harmony était une
société bien gérée et ne dilapidait pas son argent (le notre en fait) dans des
projets douteux comme elle l’a fait depuis 2003. Ce raisonnement vaut encore
plus pour Goldfields.
Je veux croire en un sursaut de la part du management, des syndicats et du
gouvernement sud-africain qui est en train de tuer la poule aux œufs d’or (cad
l’industrie aurifère en Afrique du Sud. Ces messieurs doivent se ressaisir. IT
IS HIGH TIME. Cela dit l’apathie des actionnaires est hallucinante.
Haut le coeurs. Les actifs sud africains (si les acteurs cités ci dessus
comprennent la gravité de la situation) sont avec certaines valeurs bancaires
les actifs les plus dépréciés sur la planète et escomptent un effondrement de
l’once à moins de 500$.
Bonne journée à tous.
Message du 13 septembre 2008 mines hier soir à NY - Retour de l’effet de
levier
C’est
avec un certain soulagement que les détenteurs de mines d’or ont constaté le
retour de l’effet de levier des mines par rapport à l’or, d’un facteur de 3 à 5
selon le caractère marginal de la mine ou son recul sur la période précédente
(en bourse, les derniers sont souvent les premiers, corollaire de la mean
reversion theory).
Si ce retournement se cristallise sous l’effet combiné d’un rebond de l’once et
d’une reprise (même petite) des marchés boursiers, alors il est utile de
rappeler l’une des composantes essentielles des marchés haussiers sur les mines
d’or.
Du fait de la volatilité de ces actifs, ce type de hausse est rare mais TRES
vigoureux, Je rappellerai donc ci-dessous les exemples fournis par des mines
considérées comme des valeurs presque de père de famille. (ie valeurs
raisonnablement spéculatives)
Western Deep (composante d’Anglogold depuis 1998)
21 juin 82 : 17$
10 janvier 1983 : 67$ X par 4 fois en 7 mois
Western Deep
20 jan 93 : 9$
6 juillet 1993 : 37$ X par 4 fois en 5 mois (once en progression d’à peine plus
de 20% sur la période !!!)
Harmony
16 nov 2001 : 5$
28 mai 2002 : 19$ X par 4 fois en 6 mois (effet effondrement du rand)
Harmony
16 mai 2005 : 6$
1 fevrier 2006: 19$ X par 3 fois en 8 mois (effet effondrement du rand)
Message
du 25 juin 2008
NDLR : Au même titre
que les autres actions, les valeurs
matières premières se sont également effondrées au cours du 2° semestre 2008,
ce qui n’est pas surprenant au final compte tenu de la course vers la liquidité
ces derniers mois. Je suis d’avis que cela n’a fait qu’affoler les « mains
faibles « (« weak hands in American)). Le rebond depuis novembre des
valeurs matières premières en apporte une preuve. La totalité des arguments mis
en avant ci-dessous est encore d’actualité.
Boom des
mat 1° : les raisons et ce qui nous attend (probablement)
« I have seen
the future and it is bright « (extrait de The Future par Prince BO du film
Batman)
J’ai fabriqué ces graphiques à partir de documents tirés de la bible des
traders sur matières premières aux USA : the CRB commodity yearbook édité par
Wiley Finance (cf wiley.com).
Vous y trouverez l’évolution des cours depuis 1900 d’une série de matières
premières (je tacherai de compléter la liste), c’est-à-dire depuis un siècle :
Or – argent – sucre – cacao – café – latine – riz – blé-mais – uranium – acier
– étain et zinc
http://www.more.cfinance2000.com/mat
premieres 1900-08.pdf
assez long à charger 2 mega, je vais essayer de le réduire sans trop sacrifier
la qualité
Il va sans dire
que ce type de document de synthèse est extrêmement rare.
Lorsqu’on évoque le boom des matières premières dont l’or fait bien sur parti,
les raisons suivantes sont avancées :
- les pays émergents alimentent la demande de divers produits et cette tendance
devrait perdurer. Les risques géopolitiques et les conditions climatiques
jouent également.
- les biocarburants ont beaucoup accru la demande de certaines cultures
vivrières.
- la lente réaction de l’offre a accentué les tensions sur les prix. La hausse
de la demande ne peut suffire à expliquer l’amplitude et la persistance de
l’augmentation récente des cours des matières premières. L’offre joue aussi
un rôle. Après plus de 20 ans de sous investissement du fait de prix bas, les
possibilités d’accroître la production à court terme sont limitées.
On voit que la hausse des matières premières était étroitement liée à la
croissance économique mondiale; elle a également été favorisée par d’autres
facteurs macrofinanciers, notamment le bas niveau des taux d’intérêt et la
baisse du taux de change effectif du dollar américain. Les taux d’intérêt
faibles peuvent stimuler la demande mondiale, et donc celle de matières
premières.
Toutes ces raisons sont bien entendu recevables mais il en est une rarement
évoquée par les commentateurs. Elle repose sur une théorie largement admise
dans les cercles des mathématiciens et statisticiens de la Finance : le
phénomène de concurrence entre actifs également représenté par la théorie du
retour à la moyenne des cours sur le long terme. Par long terme il faut
entendre des périodes non pas de 6 mois mais de plus de 10 à 20 ans. Tout actif
en retard sur le long terme par rapport à l’inflation générale et au marché des
actions finit par combler partiellement ou totalement son retard. Le corollaire
: tout actif ayant beaucoup progressé (technos en 2000, bourse à l’heure
actuelle ?) enregistre par la suite une série de baisse qui le ramène à sa
valeur moyenne.
Selon cette réglez, le marché des matières premières était outrageusement sous
évalué en 2001, année de son réveil. Le grand Jim Rogers le hurle depuis le
début du siècle. A titre d’exemple mais ils sont multipliables à l’infini, le
blé à 200 cents par boiseaux (bushel) était en 2001 à un niveau inférieur à
celui atteint lors de la première guerre mondiale !!! Le prix des pâtes n’est
pas près de baisser…
Concernant le précédent méga bull market sur les matières premières et l’or
notamment, il a débuté en 1967 pour finir en 1980 soit une durée de 14 ans. La
date de 1967 est retenue car c’est à partir de cette année que les matières
premières ont surperformer les indices boursiers (CAC, Dow Jones)
S’il est aussi puissant que celui des années 1970 (la Chine par son réveil y
contribue), le boom actuel a débuté en 2001 et pourrait nous porter vers
2014/15 soit encore plus de 6 ans de bonheur ponctués de baisses bien entendu.
Les cours en valeur réelle des matières premières restent encore bon marché en
valeur réelle après la phase de respiration de février 2008 qui a ramené de
nouveau ramené le blé à un cours d’achat. De 1910 à maintenant, l’indice des
prix aux USA est passé de 14 (moyenne 1909-1919) à 218 en 2008 soit une
multiplication par un facteur de 15.6
Le sucre évoqué avec un commentateur sur Boursorama est quant à lui la matière
première la plus dépréciée. Il présente d’intéressantes perspectives. Il faut
bien se rendre compte que son cours est à l’heure actuelle à la moitié de son
niveau atteint en 1920 (près d’un siècle !) à la fin du boom des matières premières
induit par la 1° guerre mondiale.
Bonne journée à tous.
Message du 6 juillet 2008 Fichier
de Synthèse des mines d’or au 4 jul 2008
Bonjour à tous,
J’ai procédé à la réactualisation du fichier des mines d’or (cours au 4 juillet
2008 cad vendredi dernier)
Fichier au format Excel
Fichier htm pour ceux ne disposant pas d’excel.
Que dire :
1) en sus des plus haut
lus
bas de 1971 à 2002 qui vous permet de mesure la formidable croissance des
actions US (et françaises aussi) sur les 35 dernières années, j’ai rajouté les
cours plus haut plus bas des 5 dernières années d’un panel d’actions US
représentant les différents secteurs de la bourse (techno, banques, pharmacie).
Vous pourrez ainsi mesure la formidable hausse des actions depuis 1971, les
cours les plus bas ayant été atteints fin 1974 à l’issue du bear market de
1969/1974.
Ainsi, le prometteur/constructeur US, CENTEX (dont les fluctuation suivent le
marché immobilier US) est passé d’un plus bas de 0.3$ en 1971/2002 a un plus
haut de 80$ début 2007 (cours multiplié par 250 fois !!!), le cours actuel est
13$
Boeing est passé de 0.7$ à 67$ soit une multiplication par près de 100. Pour ma
part, j’en conclus qu’une telle action ne présente plus de perspectives de plus
values.
2) la colonne à l’extrême droite « évolution récente » mesure l’écart entre le
dernier cours et la moyenne mobile sur 50 jours. Elle traduit les performances
récentes d’une action. On notera que les mines d’or ont très bien résisté au
formidable cours de grisou des dernières semaines.
En espérant que ces travaux vous permettront d’optimiser votre gestion de
patrimoine.
Bonne journée
Message du 15 juin 2008 lien
mines d’or, once et bourse (proxy SP500)
On s’interroge souvent sur
les déterminants des cours des mines d’or. L’once joue évidemment mais pas
autant qu’on pourrait le penser. L’impact de l’évolution du cours des actions
(indice SP500 ou CAC – ils sont maintenant très liés) joue de façon très
importante comme vous pouvez le constater à l’analyse des données ci-dessous.
Par exemple, on notera la division par 3 du cours des mines, Western deep, de
1975 à 1978 alors que l’once d’or progressait
J’ai retenu l’action Western Deep, ancienne star de la bourse de Paris, les
anciens dont je fais parti (enfin tout est relatif) se souviendront. Cette mine
fut fusionnée à l’intérieur en 1998 à l’intérieur d’Anglogold. A partir de
1998, j’ai retenu Goldfields (ticker GFI).
En conclusion, le cours des mines d’or continuera à être déprécié tant que le
moral des opérateurs sur les grandes bourses sera ce qu’il est à l’heure
actuelle. Je fonde donc mes espoirs sur le 2° semestre 2008.
Bon WE à tous.
NDLR toutes mes excuses pour
les problèmes de tabulation qui émaillent ce document
Krach de 1974
2 avril 74 13 sep 74
Wdeep 41$ 22$
Sp500 93 65
Once d’or 172$ 151$
Baisse de 1975
23 jun75 27 fev 78
Wdeep 28$ 10$
Sp500 95 87
Once d’or 162$ 181$
Mini Krach de 1980
13 fev 80 27 mars 80
Wdeep 44$ 27$
Sp500 119 98
Once d’or 697$ 485$
Recession de 1981: fin du grand boom des matières premières
21 nov 80 21 jun 82
Wdeep 78$ 17$
Sp500 139 109
Once d’or 635$ 297$
Krach de 1987
3 aug 87 4 dec 87
Wdeep 73$ 47$
Sp500 318 224
Once d’or 473$ 496$
Guerre du Golfe
16 jun 90 18 dec 90
Wdeep 58$ 26.6$
Sp500 362 314
Once d’or 349$ 485$
Débacle russe – point bas historique des mines d’or sud afs plus
particulièrement
22 apr 98 7 oct 98
Goldfields 7$ 3.4$
Sp500 1130 957
Once d’or 308$ 279$
Krach des technos
21 mai 02 26 jul 02
Goldfields 16.4$ 9$
Sp500 1080 852
Once d’or 301$ 290$
Crise des subprimes
11 oct 07 11 jun 08
Goldfields 18.6$ 11.7$
Sp500 1500 1335
Once d’or 749$ 876$
Message du 14
juin 2008 A REGARDER en boucle : le dernier petit sou
J’ai trouvé cet
extrait faramineux du meilleur film sur la spéculation qui ait été tourné. Il
résume bien la situation dans laquelle nous nous trouvons (Subprime,
effondrement des cours etc)
La prestation de Piccoli y est époustouflante. Idem pour les autres acteurs (Carmet,
Depardieu, Pieplu et bien d’autres)
Faire une recherche sous Google video-
le Sucre et Depardieu
Régalez vous et méditez.
Message du 24
avril 2008 fichier excel des 50 mines d’or mondiale - explications des champs
Sous
excel, une vision claire et synthétique du marché des mines d’or et d’argent du
monde.
Vous trouverez ci dessous le lien permettant d’accéder à un fichier excel
regroupant
http://gold.cfinance2000.com/goldmines
15 avril 2008.xls
(faire un copier/coller du lien dan IE)
Les 50 principales mines d’or et d’argent au monde. Une série de précieux
indicateurs d’analyse technique et fondamentale est reproduite. La mise au
point d’une procédure automatisée (source : les bases de données financières US
de Yahoo) me permet d’envisager la production mensuelle de cette analyse qui
j’espère vous sera utile dans vos arbitrages sur ce marché. La fréquence sera
hebdomadaire lors de la saison des résultats trimestriel.
ENJOY
Buylow
http://gold.cfinance2000.com/selection
Nature des infos présentées dans mon fichier produit tous les mois à partir de
maintenant :
http://gold.cfinance2000.com/goldmines
15 avril 2008.xls
Symbol
ticker
Market Cap $M (intraday)
Capitalisation (prob d’acquisition de la part de mon software pointant sur les
bases de données Yahoo)
Book Value Per Share
Actif net par action (NDLR notion très relative pour les mines…![]()
Trailing P/E (ttm)
Le célebre PER (cours de l’axction divisé par benefices des 12 derniers
mois-donnée souvent manquantes pour les petites mines souvent en perte)
PEG Ratio
Le PER divisé par la croissance des bénéfices. Un ratio bas est souhaitable
Price/Sales (ttm)
Cours de l’action divisé par les ventes par action
Price/Book (mrq)
Cours de l’action divisé par l’actif net par action
EBITDA $M (ttm)
Notion proche du résultat d’exploitation des 12 derniers mois, très
significative en tant que variable explicative. Toute baisse doit inciter à la
prudence, toute hausse est motivante.
Diluted EPS (ttm)
Benefice par action ttm= 12 derniers mois.
52-Wk High
52-Wk Low
Plus haut et plus bas des 12 derniers mois
50-Day SMA
200-Day SMA
moyenne mobile sur 50 et 200 jours
les TRES TRES célèbres indicateurs d’analyse technique. TRES TRES IMPORTANT (je
vous reviendrai avec un article de Siegel, auteur de l’immense « stock for the
long run »![]()
Short Ratio
Poids des vendeurs à découvert
Dividend Rate Dividend Yield %
Rendement
Dividend Pay Date
Jour de versement du dernier dividende
1 Year Target
prevision yahoo du cours à 1 an (YAHOO est probablement le portail le plus
fréquenté au monde pour la Finance – raison pour laquelle Microsoft est très
intéressé par Yahoo
Day’s Open Price
Dernier cours
5 year’s High Price
5 year’s Low Price
plus haut et plus bas des 5 dernières années
Last Trade Price
Dernier cours
Day’s Volume
Volume d’actions traitées
1 Year Target
prevision yahoo du cours à 1 an
Stock Exchange
Marche où le titre est traité
Ticker Trend
Indicateur d’analyse technique apparemment suivi par Yahoo
Avg Volume (3-mth)
Volume moyen des 3 derniers mois
Bid Price
Ticker Name
Nom de l’action
52-Wk % Change
variation du cours de l’action sur un an. Au vu des évolutions très contrastées
(Agnico Eagle glorieux +80% sur un an cad depuis le krach des valeurs
françaises, Crystallex -54% minable ) vous comprendrez l’importance du stock
picking en matière de mines
évolution récente
cours actuel/ divisé par la moyenne des 50 derniers cours, traduit une hausse
ou une baisse significative au cours des dernbiers jours. Les traders à ct
terme apprécieront
Qtrly Earnings Growth % (yoy)
Croissance sur un an des benefices trimestriels (important – se méfier tout de
même de l’incidence d’en événement exceptionnel affectant les profits
trimestriels
Toutes ces actions peuvent être achetées sur le Nasdaq ou au pire à Toronto.
Certains providers sous Internet ont des courtages raisonnables de France qui
sont insignifiants si on est prêt à prendre une pose sur plusieurs mois (forte
volatilité des mines).
Grattez vous la tête maintenant et en espérant que cet outil vous permettra de
gagner quelque argent.
Message du 11
mars 2008 Il faut être raisonnable !!!
Nous sommes dans un sévère
marché baissier depuis quelques mois. J’en veux pour preuve qu’à ce jour le CAC
et le nasdaq sont en recul de 19% et 20% depuis le début d’année.
Dans ce contexte, il est normal que des épisodes baissiers se manifestent sur
les mines d’or (hier recul substantiel de drooy et hmy)
J’ai écrit dans le passé :
Deux facteurs sont mortels pour les mines d’or :
1) une chute prononcée de l’once d’or, phénomène connu sur lequel je ne vais
pas m’appesantir
2)un bear market plutôt violent sur les marchés d’actions, le SP500 par exemple
Tour se passe comme si, pris de panique, les opérateurs se délestaient en
premier lieu de leurs actions ordinaires (non or) puis, réalisant que les mines
d’or sont également des actions, les envoyaient aussi par-dessus bord, ce en
dépit d’une once d’or stagnante ou en progression (cas d’école le krach de
1987). Eh oui, La bourse est avant tout question de psychologie collective.
J’ai relevé les différentes périodes durant lesquelles cet axiome (je n’hésite
pas à utiliser le mot) se vérifie. Mon site les passe en revue, j’y ai écrit.
On gardera néanmoins garder à l’esprit qu’en dépit de cette corrélation
inverse, les mines d’or ne résistent pas dans la plupart des cas à une chute
prononcée des actions même si elle s’accompagne d’une hausse ou stagnation de
l’once d’or. Ainsi parallèlement aux actions des grandes places, les mines d’or
avec quelquefois un décalage ont chuté au cours du 2° semestre 1974, en 1981 et
au cours du 1° semestre 1982, en octobre 1987, en juin et juillet 2002 puis au
1° trimestre 2003.
Plus récemment on peut citer le 1° semestre 2002 qui me permet d’illustrer plus
précisément le phénomène décrit à l’aide de Drooy
DRDgold SP500
4 juin 2002 5.88$ 1070
29 jul2002 2.2$ 775 (24 juillet en fait)
Puis9 sep 02 4.7$ 907
Début juin, le Sp500 avait chuté de l’ordre de 6% depuis le début d’année
(small beer), on connaît la multiplication par près de 6 fois des cours de
Drooy sur la période. Le massacre est venu en juin et juillet (remember Vivendi
Universal) et a suivi sur DRD Gold. Nous avons ensuite assisté à un remarquable
rebond de Drooy à l’unisson avec la petite reprise du SP500. Il s’est passé la
même chose pour le CAC.
Tout cela est néanmoins cohérent avec la corrélation inverse mines d’or/SP500
ou CAC qui n’est pas de -1 mais est de -0.389 pour le fonds aurifère ASA sur un
période allant de 1968 à 2003 (cf lien http://www.more.cfinance2000.com/econometry.pdf
- document
rédigé en anglais pour en faciliter sa diffusion) suffisamment longue donc
significative en termes statistiques. Mieux encore le T ratio est de -4 avec la
bourse US contre un T ratio de +12 pour l’once, facteur plus important du prix
des mines.
En conclusion, on peut affirmer que les mines montent, quelquefois
furieusement, quand l’once progresse et que le marché des actions enregistre
une hausse ou une baisse qui doit être LIMITEE mais peut s’étaler dans le
temps.
Voici une autre formulation de l’idée
En effet, on ne saurait pas trop insister sur l‘étonnante corrélation inverse
du marché de l’or par rapport aux principales bourses (SP500, Nasdaq, CAC).
Même si cette corrélation inverse n’est pas parfaite et se détend de temps à
autre il faut se représenter une action aurifère non hedgée comme une police
d’assurance.
On gardera néanmoins garder à l’esprit qu’en dépit de cette corrélation
inverse, les mines d’or ne résistent pas dans la plupart des cas à une chute
prononcée des actions même si elle s’accompagne d’une hausse ou stagnation de
l’once d’or. Ainsi parallèlement aux actions des grandes places, les mines d’or
avec quelquefois un décalage ont chuté au cours du 2° semestre 1974, en 1981 et
au cours du 1° semestre 1982, en octobre 1987, en juin et juillet 2002 puis au
1° trimestre 2003.
Message du 24
février 2008 un très bon : William Rees-Mogg sur l’or
Gold 2020: The Long-Term View
Gold may face two great enemies, but the underlying pressures for ever-higher
Gold Prices are only set to grow worse...
ALL PAPER MONEY throughout history has proved defective when compared to Gold
Bullion in terms of one of the classic functions of money.
Nineteenth century economists such as William Stanley Jerons (a great economist
by any test) taught that money ought to act as a “store of value”. But there is
no fiduciary issue which has survived the period since the end of the Second
World War in 1945 without very substantial depreciation.
Even comparatively respectable currencies, like the British Pound or the US
Dollar, have lost a significant proportion of their purchasing power since
peace broke out in Europe and Japan. They are expected to continue to lose
purchasing power for the foreseeable future.
The classic statement of the problem comes in David Ricardo’s book On the
Principles of Political Economy and Taxation (1817). Ricardo, whom our
Victorian ancestors regarded as the scientific authority on financial
questions, stated:
”Experience shows that neither a State nor a Bank ever had the unrestricted
power of issuing paper money, without abusing that power: in all States,
therefore, the issue of paper money ought to be under some check and control
[and] none seems so proper for that purpose, as that of subjecting the issues
of paper money to the obligation of paying their notes, either in gold coin or
bullion.”
This established the rule, on which the historic gold standard was based, that
convertibility is the test of value. Whereas a non-convertible paper money can
be expected to depreciate over time, more or less rapidly.
In the twentieth century, for example, the great majority of non-convertible
paper currencies depreciated by more than 90% in purchasing power, and money
depreciated to zero.
Gold, on the other hand, has a high degree of stability in the purchasing price
over very long periods, as demonstrated in statistical studies by Professor Roy
Jastrom and others. English statistical series suggest that the purchasing
power of gold in 1913, immediately before the First World War, was about 90% of
the value of gold in 1700, when Isaac Newton was Master of the Mint.
One should not expect too much precision in these series of price indices, but
the evidence is conclusive: gold tends to return to a constant purchasing power
(hence Jastrom’s phrase “the Golden Constant”
while paper currencies tend to go to zero.
For that reason the Ricardian requirement of convertibility, which existed for
the vast majority of the world between the Napoleonic Wars and the First World
War, is a requirement that paper money should only be issued in quantities
which maintain its level of scarcity, and therefore its purchasing power.
All of this, it must be noted, depends on accepting what’s known as the “quantity
theory of money”. Since the 1960s there have undoubtedly been economists who
held the quantity theory of money in a naïve and therefore misleading form. The
quantity theory is probably best understood in terms of Irving Fisher’s
relatively simple equation...
mv = pt
...where m is the money supply, v is velocity of circulation, p is price and t
is the number of transactions, or the level of activity. And one can see that
these variables have to move together.
If
the money supply doubles, prices will double, unless the velocity of
circulation falls. If there are ten walnuts on the tree and ten pounds
available to buy them, walnuts will cost a pound each. If there are twenty
pounds available to buy walnuts, they will cost two pounds each.
No, this is not an econometric calculation, but it is a useful way
of thinking about the relationship between money and prices.
The gold standard, however – and indeed the principle of stable
money – had two great enemies. They were, and are, war and democracy.
The gold standard had to be suspended by the European powers in
1914, when the First World War broke out. It has never been fully restored. The
Bretton Woods system, which was based on international convertibility into the
US Dollar (and thus Dollar convertibility into gold), lasted for about twenty
five years before President Nixon suspended gold convertibility in 1971.
After the Bretton Woods system collapsed, the final link of
currencies to gold was broken. This led to a boom in the Gold Price which rose
from the old fixed price of $35 an ounce to a high of $860 in 1980, before
moving into a 20-year bear market which took the price down to about $260 in
the late 1990s. It was at that point that Gordon Brown, then Chancellor of the
Exchequer in the United Kingdom, sold a large part of the UK's gold reserve.
Politicians always get markets wrong, of course, and the Gold Price has now
reached a new nominal peak of $914 an ounce – a price which is still only about
half the 1980 level in real terms after accounting for inflation in the cost of
living.
Gold still has a significant role in national reserves. In recent
years, the reserves of the major Asian economies have been increasing much more
rapidly than those of the West. The US Dollar has been falling, though the Euro
has been firm. As a result, China has been increasing the holding of reserves
in Euros, and has incurred significant losses in the Dollar content of China's
holdings.
In the earlier stages of Chinese growth, this loss on US dollars
was offset against the growth of Chinese exports to the Dollar zone. But there
has been increasing reluctance to continue to add to dollar holdings, not only
in China, but in the Asian countries generally.
Unfortunately, Asian countries have long-term reservations about
the economy of the European Union. From the Asian point of view, the European
economy, indeed Europe generally, seems to be in long-term decline. European
costs are high. With the exception of German machinery, much of European
manufacturing is seen as uncompetitive. Britain is respected as a financial
centre, but that only supports the value of Sterling when financial activity is
rising. At present Asia expects an American and European slow down, which will
affect the earnings of London as banking centre.
The modern pattern of global trade is one of the transfer of
wealth from North America and Europe to Asia, and particularly to the three
largest Asian economies, China, India and Japan. That movement has created the
surplus of reserves in the Asian countries, and a reduction of reserves in the
West. The Euro may at present be preferred to the Dollar or Sterling, but Asia has
little confidence in the underlying European economy and the high price of the
Euro makes the European economy even less competitive.
One cannot expect gold to take the place of the Dollar in Asian
reserves; there are too many dollars already in existence, and too little gold.
Yet the surplus that exists of the Western currencies makes gold a very
attractive alternative, particularly as Asia has always had a preference for
the precious metals. Gold has its niche.
The supply position of gold is favorable to further rises in the Gold Price. Despite the
rise in the price that has taken place already, there is no sign on the
production side of the creation of excess supply, though of course, stocks are
high relative to industrial and jewelry outtake. Because it acts as a reserve
currency, gold stocks are always large.
There is also a link between the price of oil and the price of
gold. In the 1970s, during which the OPEC oil cartel raised the price of its
oil exports dramatically, gold rose with oil and also along with the general
increase in world inflation. For some years I have been forecasting an oil
price of $100 a barrel – which has now been reached, if ever so briefly – and a
Gold Price of $1,000
an ounce. It would only take another 10% for the second target to be reached.
The oil price has traditionally been volatile. A short-term
surplus could see a short-term fall in the oil price just as a war with Iran
could force the price up to $150 or even $200 a barrel. However, the long term
problem of oil supply, and the insatiable growth of Asian demand, suggests that
the long term price of oil will continue to rise.
The same, in my view, is likely to be true of the price of gold.
The great democracies of the West will find it difficult to make the sacrifices
necessary to deal with the growing shortage of fundamental resources – most
notably energy, including oil, gas and uranium. Our excessive levels of debt
are likely at some point to lead to inflation in the cost of living, and that
will wipe out the real value of debt.
In these conditions, the underlying economic pressures are for a
still higher Gold Price.
In the last decade, the price of gold has been doubling every five or six
years. My own guess would be that gold will hit $2,000 an ounce in the early
2020s, but some analysts think that will happen much earlier.
William Rees-Mogg, 18 Jan '08
Message du 16
février 2008 Résultat : atroce à constater mais …
Le point que je
retiens concernant les derniers résultats d’harmony est que le management
s’attaque enfin aux courts et aux gisements non ou peu rentables (cf le recul
de + de 10% des effectifs).
Il faut bien comprendre que depuis 2002 la hausse du cours de l’or a
exclusivement profité aux salariés et aux fournisseurs (grands ET petits …
.
Les actionnaires ont été totalement exclus du partage de cette énorme
plus-value à la différence des actionnaires des mines d’or américaines. Pour
Harmony, ils ont même été sévèrement punis et abusés puisque le cours depuis le
+ haut de 2002 a été divisé par 2 en USD et par 3 en euros alors que l’once en
$ a été multipliée par près de trois (moindre en rands mais significative tout
de même).
Croyez-moi, une telle distorsion ne s’est JAMAIS vue historiquement parlant. Le
seul épisode s’en rapprochant un peu et encore de façon très atténuée concerne
la période 1986-1987 (effet de levier or/sudaf très faible). Je l’ai vécu
Un comblement même partiel à la faveur d’une hausse et d’une stagnation du
cours de l’once, nous mènerait dans un premier temps au-delà de 12€ puis de
20€.
Il reste maintenant à attendre la semaine prochaine les résultats de parlant.
qui semble aussi contenir la déferlante des frais généraux dans les mines
sudafs, d’où une situation de retournement assez sexy compte tenu du niveau
dérisoire atteint par le cours (7 rands soit environ 1$ contre 5.88$ en 2002 et
surtout plus de 40$ en 1980 soit l’équivalent de 100$ de nos jours)
Bon week-end à tous.
Buylow
Message du 17 février 2007 analyse
DRDgold - ça passe ou ça casse
Vous trouverez ci-dessous un mail rédigé fin 2006 plutôt
éclairant sur la situation de DRDgold, producteur d’or sud africain
(transactions énormes sur le Nasdaq) qui défraie la chronique à l’heure
actuelle (cours 0.8$ à ce jour contre 5.9$ en mai 2002 et plus de 50$ en 1980).
Il met en exergue les catastrophes endurées par le titre au cours des deux
précédentes présidences et en particulier celle de Mark Wellesley Wood.
Rétrospectivement, un marqueur significatif pour prévoir les futurs problèmes
est les demandes d’émissions de nouveaux titres aux assemblées d’actionnaires.
Dès qu’elles dépassent les limites, il faut fuir la société.
Entre parenthèse, Drooy côte 0.8$ soit 8 rands à
Johannesburg début janvier 2009 après prise en compte pour cohérence du reverse
split 1 :10 sur le marché boursier américain, performance convenable au
regard du bear market vécu par les actions depuis 2006. L’exploitation
souterraine de ERPM a été fermée. Cela n’est peut être pas un mal car il s’agit
d’une exploitation presque impossible à rentabiliser de nos jours. Triste mais il fallait asséner une
telle leçon aux syndicats. On attendra donc les résultats à fin janvier 2009.
Warren Griscom
wrote on Thu Dec 29th @ 1:19 pm
DROOY profitable for conventional shareholders ? Are
you kidding ? Have you checked out who is running this company ? Have you taken
stock of their self-remuneration policies ? Their track record seems to be pay
upper management (i.e. directors) FIRST, and let shareholders get the shaft.
Did you know that there are several class action lawsuits because of
misrepresentation of financials ? Have you looked at their balance sheet ? Does
the balance sheet look plausible to you ? I don’t think you are very familiar
with the history of this company while under this regime (and also the crooked
one before it). This company has been a corporate abusers playtoy for the
better part of a decade while always teasing investors about “high leverage
potential” and the “on-again-off-again-soon-to-become-reality-dividend.” By the
way .... that promised dividend NEVER arrived. All the while, some idiot named
Clive Roffey beats the drum for this sordid crowd running this company.
On l’aura
compris les actionnaires de Drooy dont je suis ont été les victimes d’une série
de sordides manipulations, comptables notamment.
Quant au cours actuel, nous sommes dans les mêmes eaux que fin 2000 lorsque le
management d’alors envisageait sérieusement de faire venir les liquidateurs.
Ainsi cela va passer ou casser. Pour ma part, je préfère ne pas vendre et
prendre le risque de tout perdre.
Pour prendre un exemple, il existe une possibilité que nous prenions le chemin
emprunté par une valeur dénommée Dynegy (<Power generator, sorte d’EDF
américain source Value Line)
Cours + haut 2000 : 59.9$ (idem pour Drooy en octobre 1980)
Cours + bas oct 2002 : 0.5$ (division par trois de l’actif net suite aux pertes
massives)
Cours +haut mai 2003 : 5.4$
Cours actuel : 6.2$ (rumeurs d’OPA)
Je le répéte : cela va passer ou casser.
Message du 17 février 200 Sudafs
: pourquoi je conserve drdgold dans mon portefeuille
Un constat d’un énorme chroniqueur boursier : Jeremy
Siegel
« Price to earning ratio, price to book ratios and dividend yield are not the
only factors predicting future returns. Recently researchers have found out
that cash flow per share is the best predictor of future returns. Even the
price of the stock alone, which is solely a function of the number of share
outstanding, appears to be a predictor of future returns, as low priced stocks
have outperformed high priced stocks. And these findings have persisted over
time. As Van Strum noted 70 years ago, non dividend paying stocks outperformed
investment grade issues at the beginning of the century.
Most stocks which have low price, negative cash flow, negative earnings and
negative book value have experienced adverse financial development and have
become severely depressed. Many investors are quick to dump these stocks when
the news get bad. This often drives the price down below the value justified by
their circumstances, as their subsequent superior returns indicate. Few
investors seem able to see the light at the end of the tunnel, or are able to
justify – to themselves or to their clients- the purchase of such stocks under
such adverse circumstances. The rewards go to those able to see a future for
such distressed firms. »
Précision : J
Siegel est l’auteur d’un des livres les plus importants de ces 15 dernières
années « stocks for the long run ». Sa lecture est une figure imposée en
matière boursière. Il est hallucinant que personne en France ne se soit donné
la peine de le traduire (cf Amazon.com pour se faire un aperçu). Hélas la
recherche boursière n’intéresse pas grand monde en France …
Siegel insiste sur le caractère bas du cours d’une action. Soit j’ajouterai un
critère supplémentaire. L’action doit être en recul de 90 à 95% sur les plus
hauts atteint au cours des 15 dernières années (point vérifié de façon
empirique malgré la forte volatilité subie par une action dès qu’elle tombe en
dessous de 2$ disons).
A 0.8 $ c’est
un point acquis pour DRDgold. Le risque de faillite est là mais faible compte
tenu du niveau d’endettement relativement faible de Drooy qui n’est ni
Eurotunnel, ni Eurodisney. Pour ma part, je prends le risque et il n’est pas
question de vendre à ces cours là.
Après tout, nous ne serons pas déçus éternellement par les résultats
trimestriels de DRD gold comme c’est le cas sans discontinuer depuis 2003. Tout
finit par changer dans la vie.
Voici la
traduction du passage de Siegel ci-dessus
Le PER d’une action, son prix ramené à son actif net et son rendement ne sont
pas les seuls facteurs susceptibles de prévoir son évolution future. Récemment
les chercheurs ont découvert que le cash flow par action est le meilleur
facteur prédictif de l’évolution future des cours.
Même le cours d’une action en lui-même, qui est seulement fonction du nombre
d’actions émises se révèle être un facteur prédictif du cours futur d’une
action dans la mesure où les actions dont les cours sont bas ont de tout temps
battu les actions à cours élevé. Et ces constatations ont persisté dans le
temps. Comme Van Strum l’a noté il y a 70 ans, les actions ne versant pas de dividendes
surpassaient en termes de performance des actions « père de famille »
(investment grade)au début du siècle.
La plupart des actions qui enregistre un cours bas, un cash flow négatif, un
actif net inférieur à 0 ont connu des difficultés financières éprouvantes et se
sont dépréciées de façon importante. Beaucoup d’investisseurs se délestent
rapidement ce type d’actions quand les mauvaises nouvelles s’installent. Cela
entraîne souvent un cours bien inférieur à la valeur compatible avec ces
circonstances comme le laisse supposer les hausses de cours qui suivent ces
niveaux de valorisation très dépréciés.
Peu d’investisseurs sont en mesure d’entrevoir la lumière au bout du tunnel ou
sont capables de justifier – pour eux-mêmes ou pour leur client – l’achat de
telles actions dans un contexte aussi défavorable. Le succès va à ceux en
mesure de discerner un avenir pour des sociétés aussi malades.
Message du 4 juin 2006 Je
vous remercie tous pour la pondération de vos remarques
Je suis en fait
habitué à des remarques beaucoup plus sévère sur Boursorama où j’interviens
(certaines méchantes langues de bourso diront que je tente d’y évangéliser)
Vous trouverez ci-dessous des argumentations complémentaires en réponse à
certaines critiques.
Je ne connais
pas d’autre façon pour juger de la sur ou sous évaluation d’un titre qu’en le
comparant avec une autre valeur. Cette règle vaut évidemment pour des blue
chips cad des grandes valeurs. Je me contente de remarquer que lorsque Gold
fields a atteint la capitalisation de Citicorp à trois reprises de 1972 à 1987
(période très faste pour les mines d’or), alors l’histoire nous apprend que
cela constituait un point de surévaluation majeure et qu’il fallait quitter
cette valeur sans délai.
Je dis maintenant qu’à l’avenir ce déclic se produira lorsque la ratio sera aux
alentours de 0.5 compte tenu de la surévaluation de Citicorp dont les cours ont
été multiplié par plus de 30 depuis 1990. Je me fixe ce point d’étape en
quelque sorte en me plaçant à moyen et long terme. Il faut bien des règles en
bourse et ce type de principes m’a permis d’engranger des résultats palpables
(du fric), seule chose qui compte en bourse.
Les traders à ct terme perdent la plupart du temps à terme notamment du fait
des courtages au final effarants qu’ils règlent à leurs brokers. It is a proven
thing.
Commentaires :
Ce post de juin 2006 est intéressant. Bien entendu le cours
de Goldfields n’a pas explosé loin s’en faut. Il a été emporté lors de l’énome
liquidation du 2+ semestre 2008. Les meilleures perspectives de production sur
2009 et 2010 devraient soutenir le cours. En revanche, ce post mettait en
relief par ricochet le caractère extrêmement surévalué de Citicorp (et des
bancaires en général), plus de 50 $ en 2006, cours actuel 4$. Dans la réalité,
j’ai effectivement vendu une grande partie des actions bancaires que je
détenais en 2006 et 2007
Réponse à un contradicteur
Je
ne vais pas comparer Euro ressource à BNP car Euro ressource est une valeur
marginale alors que Goldfields est une blue chip (une des premières
capitalisations en matière de mines d’or depuis toujours) dont il est possible
de suivre l’évolution sur les 40 dernières années, ce qui donne des analogies
intéressantes quant à ce qui PEUT se produire.
A noter que mes constatations proviennent de très sérieuses théories
économiques quant à la concurrence à moyen et long terme entre différentes
classes d’actifs. Le célèbre ratio once d’or / dow jones et son évolution
depuis 1900 n’est qu’une manifestation de ces principes. C’est l’application de
ces règles qui m’ont permis de faire beaucoup d’argent en bourse ces 8
dernières années, ce qui me confère une crédibilité que tu n’as pas. Mais
j’arrête car je sens ta jalousie poindre.
L’IMMENSE DOUG CASEY à
écouter et à lire
NDLR au 7 février 2009
Doug Casey a été une
nouvelle fois prémonitoire. Ce type est un phénomène. Il avait effectivement
prévu l’effondrement de l’immobilier US (les prix immobiliers avaient
virtuellement stagné de début 2006 à mi 2007) et des actions. Il reste maintenant
à venir la lente chute du marché obligataire et le rebond du marché des
matières premières, effectif depuis novembre 2008. N’hésitez pas à écouter ces
fichiers audio, ils sont toujours d’actualité.
J’ai
constitué un fichier audio MP3 à partir d’interviews vidéo début 2006 de deux
TRES grands messieurs de la Finance Internationale
Doug
Casey et James Dines. Je possède tous leurs écrits sauf le dernier livre de
Dines, Mass psychogogy et les relis à intervalle régulier tellement ils sont
centraux.
Leur
énorme avantage : ils sont dans une position où ils peuvent appeler un
chat un chat, caractéristique rare dans le monde de la Finance. Tout figure
dans ces interviews, les choix de support à retenir sur le moyen et long terme,
l’explication de la déflation et de l’hyperinflation (cf l’analyse de Dines)
etc etc
Régalez
vous et méditez car il est possible que ces analyses vous sauvent de grands
ennuis plus tard. En effet je perçois mal la viabilité des systèmes de retraite
par répartition car ils sont incompatibles avec la déflation et la
mondialisation que nous vivons. A minima l’Euro paiera…
Voici
les fichiers en question (cliquer dessus) :
Doug Casey janvier 2006 part 2
Pour
ceux d’entre vous ne maitrisant pas la langue de Shakespeare vous trouverez
ci-dessous un pot pourri (en vrac) des idées présentées par Doug Casey lors
d’une interview début 2006, cad il ya quelques mois. Tout cela est dit avec
l »humour à froid légendaire de Doug Casey. Un régal.
1) les marchés
Tout
d’abord, on commence très fort :
« Bulls make money bears make money only pigs get
slaughtered »
Les
haussiers font de l’argent les baissiers aussi seuls les cochons sont menés à
l’abattoir.
La
civilisation américaine a culminé fin des années 60. Elle est engagée dans une
phase de repli depuis
Le
marché a été fabuleux de 1982 à 2000 (en France aussi)), D Casey pense que nous
sommes engagés dans un bear market séculaire et il n’est pas du tout haussier
sur les actions, l’immobilier et les obligations (l’interview a eu lieu en
janvier 2006).
Les
obligations constituent une triple menace pour votre patrimoine
-
elles
sont soumises à un risque de crédit – les taux longs ne vont pas descendre
jusqu’à 0% mais il est possible qu’ils
remontent au-delà de 10% , en conséquence leur valeur s’effondrera
-
les
obligations sont libellées dans des monnaies (us dollar, euros, yen) qui ne
sont que des bouts de papier (« toilet paper » pour être précis)
-
enfin
les obligations sont soumises au risque de défaillance de l’emprunteur,
émetteur de type état compris
Les
mat 1° et l’or sont engagées dans un bull market qui a débuté en 2000/2001, les
cours n’ont fait que doublé voire triplé pour certaines mat 1°, ce qui est
encore raisonnable, les cours lors d’un
bull market puissant progressent beaucoup plus
L’once
pourrait atteindre les 2000 $ d’ici quelques années. DC ne privilégie pas les
grandes mines (Newmont Barrick) mais plutôt les juniors dont il souligne
l’énorme volatilité, supérieure à celle des valeurs internet. Ces valeurs
restent incroyablement prometteuses car elles ont souffert d’un énorme bear
market durant les années 80 et 90 (en dépit d’étonnantes phases haussières sans
lendemain) et que le nombre de personnes intervenant sur la bourse a explosé
depuis 20 ans, notamment grâce à l’internet
L’immense
majorité de ces cohortes de nouveaux arrivants ne connaît absolument rien à
l’analyse financière et boursière et sont simplement des suiveurs de tendance,
ceux sont ces personnes qui déclencheront un énorme marché haussier sur les
mines d’or dont l’intensité sera plus importante encore que celui sur les valeurs
internet de 99-00. Même des sociétés d’exploration sans valeur (« total
garbage ») arriveront à atteindre des cours de plusieirs dizaine de
dollars alors qu’elles se négocient pour 10 fois moins à l’heure actuelle avant
de s’effondrer au final.
Il
y a trois stages dans un marché haussier majeur et nous sommes au second. Le
premier ayant débuté fin 2000 est passé, nous évoluons dans le second qui se
traduit par une forte volatilité les indices montant et baissant de façon
successive, les investisseurs ne s’étant pas encore « lachés » en
quelque sorte. La 3° période sera une incroyable mania.
Le
cours de l’uranium devrait atteindre les 100$ par livre car Il faut 10 à 15 ans
pour mettre en production une nouvelle mine d’uranium. L’énergie nucléaire est
la forme d’énergie la moins chère, la plus propre et la plus sécurisante. C’est
la raison pour laquelle plus de 12 centrales nucléaire sont mises en route
chaque année à travers le monde et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Le charbon très utilisé
actuellement est une catastrophe écologique.
2) SITUATION INTERNATIONALE
La
guerre en Irak est une catastrophe. D Casey a des mots très durs envers Bush et
son équipe.
Le
cours du pétrole va continuer de s’apprécier principalement à cause de la
croissance chinoise et indienne. En outre les gisements faciles d’accès sont
presque à sec. Enfin il existe aussi un risque politique, la tension avec
l’Iran : des pétroliers coulés par les Iraniens dans le détroit d’Ormuz
pourraient propulser le pétrole à plus de 200 $ le baril.
Doug
Casey a récemment visité la Syrie, Il s’agit d’un pays agréable, peuplé de gens
tranquilles et accueillants. A mille lieux de l’image colportée par les
journalistes dont beaucoup entretiennent une forme d’hystérie collective afin
de s’attirer les faveurs d’hommes politiques.
-
D
Casey s’inquiète de la montée en force des néo républicains aux USA.
Il
a eu l’occasion de lire un essai de Greenspan publié en 1968 militant pour un
rattachement de la monnaie à l’or. Depuis Greenspan nommé à la Federal Reserve a été totalement corrompu par le système. Il
a été à l’origine de la plus stupéfiante croissance monétaire de l’histoire de
l’humanité. Le monde entier le considère comme un génie alors qu’il a été
simplement chanceux d’être présent au moment où les taux longs ont connu une
énorme phase de baisse entraînant
l’appréciation des actions et des obligations que nous connaissons.
D
Casey a un avis mitigé sur Bernanke dont il souligne néanmoins l’humour :
en cas de déflation de l’économie, Bernanke s’est engagé à jeter des billets de
100 $ d’un hélicoptère. Nul doute qu’une initiative du même ordre mais moins
voyante serait prise en cas de graves prob économiques que DC nous promet lors
des prochaines années.
LE
DOLLAR ET L’IMMOBILIER
Des
trillions de dollars sont détenus par des non américains (chinois, japonais,
russes, arabes, européens etc). On notera qu’il y a plus de billets de 100$ en
circulation en Russie qu’aux USA .
A
la fin des années soixante, il était possible d’échanger auprès du gouvernement
ces dollars contre de l’or. Les USA ne fabrique plus grand-chose à l’heure
actuelle et donc n’ont pas grand-chose à offrir en contrepartie de ces dollars
détenus à l’extérieur du pays. D Casey doute que les Chinois se déplacent aux
USA pour y consommer des hamburgers avec les $ qu’ils détiennent en réserves
dans l’hypothèse où ils voudraient s’en dessaisir.
L’or
devrait être un investissement de choix pour les banques centrales (asiatiques
notamment) à la recherche d’une
diversification hors du $, les autres monnaies ne constituent pas une
alternative sérieuse car comme le $ elles sont entachées de dettes présentes et
futures (cas de l’euro par exemple – autre forme de « toilet
paper »).
Lorsque
les opérateurs (particuliers, institutions et entreprises du monde entier)
réaliseront qu’il n’y a rien en contrepartie du $ alors nous assisterons à des
ventes désordonnées qui propulseront l’inflation et les taux d’intérêt à des
niveaux comparables à ceux du début de la décennie 80.
Les
marchés obligataires et immobiliers ne s’en relèveront pas mais les actions en
tant que support d’actifs réels infine pourront tirer leur épingle du jeu à un
moment donné.
La
sensibilité de l’immobilier aux taux d’intérêt est exacerbée par la fait que la
quasi totalité des prêts immobiliers aux USA sont faits à taux variable et non
fixe d’où une augmentation drastique des échéances en cas de remontée des taux,
phénomène aggravé par la lourdeur des taxes foncières aux Etats-Unis (en
moyenne 1% de la valeur d’une propriété à verser au FISC tous les ans).
D
Casey se positionne sur l’immobilier quand les prix sont bas comme c’était le
cas en nouvelle Zélande en 2000.
Depuis
ce marché a explosé et la monnaie néo zélandaise s’est largement appréciée par
rapport au dollar. Il pense que le marché immobilier argentin est à des cours d’achat. Les anciens
gouvernements argentins ont été tellement corrompus et ineptes dans leur
politique économique qu’ils sont arrivés à détruire totalement le marché
obligataire argentin. Toute transaction sur une propriété en Argentine se fait
donc en cash (paiement comptant), ce qui explique les prix immobiliers
insignifiants.
Actions françaises,
immobilier et or depuis 1900 cliquer ici
Ce
graphique exprimé en valeur réel cad déflaté de la hausse des prix est d’une
importance capitale. Il est indispensable que vous l’ayez souvent à l’esprit.
Il y a bien sur beaucoup à dire. Je me contenterai de souligner que :
1)
l’or
se caractérise par deux poussées au cours du 20° siècle. Une première de 1936
(arrivée du Front Populaire) jusqu’en 1948. c’est une période notable du fait
de fortes poussées inflationnistes, plus particulièrement lors de l’occupation
de la France par les Allemands.
2)
La
sortie de l’inflation d’après guerre en 1948-50 s’est traduite par un
effondrement du cours de l’or à Paris et une énorme poussé des actions
éreintées depuis 1914 soit 35 ans en dépit de quelques hausses sans lendemain.
Cette coïncidence n’est pas le fruit du hasard et illustre parfaitement le
phénomène de balancier entre actions et or, les économistes appellent cela la
concurrence à long terme entre classes d’actif.
3)
je
ne vais pas m’appesantir sur la hausse de l’or de 1970 à 1980, c’est un
phénomène connu de tous. Je constate une fois de plus après l’année charnière
de 1948, qu’un plus haut sur l’or en 1980 a coïncidé avec une reprise des
actions qui s’est soldée par un magnifique bull market à la bourse de Paris
dont je crains qu’il se soit terminé en septembre 2000 mais l’histoire le dira
4)
concernant
l’immobilier, deux points me semblent majeurs
-
c’est
un actif qui a prodigieusement récompensé ses détenteurs depuis 1950, valeur
réelle de 25 à maintenant, estimation à 300 soit une multiplication par plus de
10 et en valeur réelle excusez du peu
-
l’examen
de la valeur d’un patrimoine immobilier de 1900 à 1950 démontre de façon claire
que l’immobilier est un placement comme les autres cad soumis à des amplitudes
à la hausse comme à la baisse.
-
De façon générale, je recommande l’achat de sa
résidence afin de s’y loger ainsi que sa famille. Néanmoins au cours atteint
par l’immobilier (NDLR mai 2008), l’acquisition d’une résidence principale me
semble devoir être reculé dans le temps. La rentabilité d’une opération
immobilière dans une optique de location me semble compromise même après prise
en compte des avantages fiscaux dont une bonne partie est par ailleurs
consommée par des commissions diverses.
Le
graphique suivant est similaire au précédent mais il comprend des données sur
les performances du marché obligataire Par marché obligataire, il faut entendre
en fait contrats d’assurances vie en euros. cliquer ici
Certes
ce graphe représente l’évolution de la valeur réelle (hors inflation) du
nominal d’une obligation. En toute rigueur, il convient d’ajouter les
performances imputables aux coupons versés et réinvestis. Je me suis livré au
calcul assez fastidieux, le placement obligataire reste malgré tout bon dernier
mais se rapproche de la valeur finale atteinte par l’or sans toutefois
l’atteindre.
Ces
épouvantables performances des placements obligataires en France au cours du
20° siècle proviennent de trois coups mortels qui ont été asséné à ce marché,
le premier de 1914 à 1925 (chute de 75% en valeur réelle), de deuxième de 1936
à 1948 (chute de près de 90%) et enfin le troisième de 1965 à 1981 (chute de
plus de 60%).
« Caveat
emptor » comme le disait nos ancêtres « que l’acheteur se
méfie »
Autres mines sud-africaines (cours et
dividendes de 1972 à 1992) cliquer ici
J’avais
eu l’occasion d’évoquer la performance d’une mine, Western Deep durant les
années 70. Je complète la série en postant les performances de 4 autres mines,
Kloof (intégrée dans Gold Fields) Vaal Reefs (partie d’Anglogold maintenant, St
Helena (très généreusement rachetée par Gold fields en 2000, un régal une
action St Helena contre une action Goldfields, j’en ai profité) et Loraine.
Cette
dernière était qualifiée de mine marginale, merci de noter qu’elle était passée
de 0.5$ début 1972 à 10$ en février 1974 soit une multiplication par un facteur
de 20 en deux ans à peine. Soit dit en passant, DRD Gold est l’action qui d’un point de vue structurel se rapproche le
plus de Loraine à l’heure actuelle (mai 2008).
L’autre
intérêt de ces graphes est de présenter l’évolution des dividendes versés par
ces mines. On observera qu’un actionnaire de Vaal Reef ayant investi en 1976 à
moins de 1$ s’était vu servir un dividende annuel en 1980 de 1.2$ cad
supérieure à la valeur de son investissement. Il s’agit là d’une
caractéristique unique des mines d’or.
Crisis of the welfare state martin Wolf
journaliste au Financial Times cliquer
ici puis ici
Il
s’agit de la démonstration la plus convaincante que j’ai pu lire sur la nécessité au final d’un retour de
l’inflation. Je considère cet article comme une icône, un classique.
Faute
de temps, je vous le commenterai une prochaine fois mais vous soumet ma
citation préférée de Keynes :
C’était
Keynes
qui nous avait dit en 1919 que : « Il n’y a pas de moyen plus certain de
subvertir la base existante de la société que de débaucher la monnaie. Le
processus engage toutes les forces occultes de la loi économique dans le sens
de la destruction, et le fait d’une manière que pas un homme sur un million n’est
capable de diagnostiquer. » C’était Keynes qui prétendait que Lénine
avait conclu que « le meilleur moyen de détruire le système capitaliste
était de débaucher la monnaie ».
Immobilier cliquer ici et ici pour la 2° partie
Cet
article tiré du Times s’attache à analyser l’évolution du marché immobilier
londonien sur très longue période. Il me semble intéressant à publier car les
analogies possibles avec le marché Parisien sont très nombreuses. Sur le long terme,
le marché Parisien a un peu moins progressé en valeur réelle que le marché
londonien et encore cela dépend des quartiers.
L’exemple
le plus stupéfiant est fourni par le quartier
de Notting Hill où une maison acquise pour 1000 £ en 1952 se négocie maintenant
à 1 000 000 £, vous avez bien lu un million de livres. Je plains
sincèrement les acheteurs à ce prix là, ils ne s’en relèveront pas de leur vie.
Lien entre cours de l’once et dividendes des mines d’or
Une question a été récemment posée
sur le lien, la corrélation qui existe
entre le cours de l’once et les dividendes versés par les minesd’or.
J’avais fourni la réponse suivante
qu’après réflexion (cette question est absolument centrale) je souhaite étayer
et illustrer :
« J’ignore cette corrélation mais
la suppose positive
L’observation des marchés haussiers
des mines d’or montre sans aucun doute que la hausse de l’once se traduit par
une croissance des profits et des dividendes. Lors du bull run des années 70,
il y avait de façon générale une multiplication par 4 à 10 des profits
distribués entre 1977 et 1980/1983.
C’est d’ailleurs ce qui est reconnu comme étant TRES attirant pour les mines
d’or. »
On
ajoutera pour le cas des sud-africaines, la croissance de l’once d’or en $
doit également s’accompagner d’une hausse du cours exprimé en rands.
L’éprouvant marché baissier de mai 2002 à mai 2005 est là pour nous le
rappeler.
Pour
ce qui concerne le bull run des années 70, plus particulièrement sa 2° séquence
(voir point 1), il est possible de retenir une mine d’or reconnue comme
« père de famille » (on me pardonnera cette expression)à l’époque,
Western Deep Levels dont la valeur suite à la hausse de l’once que l’on connaît
était passée de 6.5$ en octobre 1976 à 65$ en janvier 1983 soit une multiplication
par 10 HORS prise en compte des dividendes encaissés sur la période soit
environ 30$. Ainsi un « petit malin » investissant 6.5$ en octobre
1976 se retrouvait à la tête d’un montant de 65$+30$ soit un total de 95$ 6 ans
après. A l’issue du versement des dividendes de 1979, il avait en cumulé
retrouvé son investissement. Y a-t-il quelque chose à rajouter. Pour visualiser le phénomène, cliquez ici.
-
En toute rigueur, il convient d’examiner cette corrélation lors de l’autre bull
run historique des mines d’or, les années trente, période du grand krach durant
laquelle l’once était passée de 20$ à 35$ (cf tentative de réflation de
Roosevelt). Dome mines, maintenant Placer Dome, nous fournit la réponse (cliquer ici).
De
début 1929 à 1938, le cours était passé de 4$ à 35$ soit une multiplication par
près de 9, c’est d’ores et déjà impressionnant mais lorsque que l’on prend en
compte les bénéfices distribués cela devient proprement incroyable. Une
actionnaire a touché 13$ soit trois fois sa mise initiale. Hors prise en compte
de la fiscalité, il lui aura fallu à peine 5 ans pour toucher autant en
dividendes que son investissement initial sans prise en compte de la plus
value.
Cette
caractéristique très importante des mines d’or joue pour beaucoup dans le
caractère hautement attirant d’un investissement dans ce secteur.
Mon
postulat de base est que l’histoire et en particulier l’histoire boursière est
un perpétuel recommencement lié probablement à des comportements de psychologie
collective inhérent à la nature humaine transcendant les ages.
J’ai
souvent à l’esprit les mots de Santanaya
“Those who cannot remember the past
are condemned to repeat it”. « ceux
qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter, le revivre »
Retournement ; l’exemple
de West. Aeras (posté en novembre 2002)
NDLR :
l’analogie la plus pertinente est avec DRDgold, son cours le plus bas (4 rands
en novembre 2008, 8 rands aujourd’hui) correspond après prise en compte de
l’inflation en AFS de 1992 à 2009 au cours de 1.8 rands atteint par W Aeras en
décembre 1992. Comme DRDgold, W Aeras s’était effondrée au cours des 12 années
précédentes (division par plus de 20 fois). Il faudrait pour un tel
retournement à la fois une hausse des cours de l’or en $ et en rands et des
résultats d’exploitation et de la production, le principal foyer de pertes
ayant été traité (exploitation souterraine d’ERPM)
Durban Deep (nom changé en DRDgold maintenant) est
souvent présentée comme une valeur en cours de retournement en termes de
profits.
Il est donc intéressant de s’informer sur l’impact que
peut avoir une telle situation sur le cours boursier d’une action.
L’exemple qui me vient à l’esprit est le cas d’une mine
d’or sudaf, Western aeras, qui de 1992 à 1994
a connu la plus stupéfiante progression parmi les mines d’or de toute
nationalité.
Bpa bénéfice par action
Cours dec 1992 : 1.80 rand- 0.4$ bpa
0.32 rand soit un per de 6 fois. (6 derniers mois annualisés)
Cours dec 1993 : 42 rands bpa
2.7 rands soit un per de 16 fois
Cours oct 1994 : 79 rands bpa
3.2 rands soit un per de 25 fois.
Quelques mois plus tard en juin 1995, le cours
s’établissait à 42 rands pour un BPA en recul de 25% à 2.4 rands par action.
Les résultats trimestriels, vecteurs de cette incroyable
multiplication des cours par plus de 40 en 22 mois, se présentaient de la façon
suivante :
en millions de
rands source
Mining journal
Gold service
CA resultat EPS après
opérationnel appropriation
En
SA cents
Sep 92 107 1.6 9
Dec 92 110 2.7 7
Mar 93 115 8.6 27
Jun 93 135 21.2 55
Sep 93 156 35.2 94
Dec 93 168 43.8 102
Mar 94 138 14.3 35
Jun 94 171 43.4 67
Sep 94 193 52.3 110
Il faut tout de même admettre que ce type de phénomène
est plutôt rare. Néanmoins il met en exergue de façon éclatante le poids
fondamental des profits, plutôt d’exploitation que le résultat net au demeurant,
dans la formation du cours des mines d’or.
perspectives partie 1 (posté
en novembre 2002)
Afin de donner une perspective à tous, j’évoque dans mon
prochain post les variations long terme de Blyvoor (fusionné avec Drooy en
1997) et de la plus grande blue chip General Electric.
Evolution du cours Blyvvoruitzicht
1964 : 4.5$
1972 : 3$
1974 : 18$
1976 : 3.5$
1980 : 31$
1997 : 1 $ (au moment de la fusion avec Durban
Deep)
Durban Deep est à l’heure actuelle à peu près au même
cours qu’à la date de cette fusion Durban Deep, Blyvoor et Buffelsfontein.
Dec 2005 : 1.4 $
Mai 2008 :
0.9 $
7 février 2009 : 0.8$
(le cours s’établit en fait à 8$ après prise en compte
du reserve split 1 pour 10)
Evolution du cours General Electric 1910 – 2002
1910 : 1.5$
1929 : 10$
1960 : 30$
1974 : 15$ (50% à peine en 45 ans !)
1981 : 22$ (rem : prix à peu près équivalent
entre Blyvoor/ drdgold et Gen Electric en 1974 et 1981 puis énorme découplage)
2000 : 720$ (+ haut)
nov 2002 : 300$
dec 2005 : 420$
mai 2008 : 340$ (30$ après prise en compte des
divisions de nominal)
janvier
2009 : 145 $ (12 $ après prise en compte des divisions de nominal)
Je
prends le pari que l’énorme découplage
en œuvre depuis début 1980 s’estompera, même très partiellement cela suffira à
faire lme bonheur des actionnaires de Drooy.
Performances à long terme
des mines d’or
Il
n’est pas inutile de se pencher sur les performances à long terme des valeurs
aurifères. Cela donne une perspective et permet de mesurer les effets de
balancier en jeu à long terme.
J’ai
fait quelques recherches sur Homestake, vieille dame respectable récemment
avalée par Barrick Gold.
Dec
1953 : 2.6 $
Nov
1971 : 2.75 $
Soit
une stagnation de 18 ans. Il a bien fallu cela car Homestake avait traversé le
carnage boursier des années trente voire quarante (guerre mondiale et donc
inflation) la tête haute en s’offrant le luxe d’exploser à la hausse. Elle
avait donc accumulé une avance formidable par rapport aux autres actions
éreintées par le krach des années trente.
Juillet
1974 : 23$ théorie du ressort (plus on le tend…)
Un
passage à vide : juillet 1976 : 8.3 $
La
période 1975-1976 fut un massacre pour les mines d’or sudafs clairement
dominantes à l’époque.
La paroxysme : oct 1980 43$
Puis ensuite, « all the way down
until » novembre 2000.
Elle
a été absorbée en 2001a suite par le géant Barrick Gold mais de novembre 2000,
l’indice HUI a progressé de plus de 1000 % passant de 40 à 450...
J’y
étais…
Variables importantes en bourse (papier posté fin 2001)
Frustré depuis plus de 20 ans par le flux d’informations
contradictoires qui déferlent chaque jour sur nous, Internet n’a rien arrangé
bien au contraire, j’ai décidé il y a plusieurs années de me lancer dans l’étude
de l’économétrie dans la formation des prix boursiers.
L’un des papiers les plus intéressants qu’il m’a
été donné d’examiner consiste en un classement des facteurs qu’il convient de
considérer dans le choix d’une action.
L’échantillon d’actions nécessaire à l’analyse
est suffisamment vaste, (plusieurs milliers d’actions du NYSE sur une période
allant de 1989 à 1998) pour que les principaux tests statistiques se vérifient.
Ce classement repose sur une variable dénommée
la T statistic qui mesure l’intensité des relations causales entre deux
variables.
Dans le cas présent, l’auteur essaye de mettre
en évidence la sur ou sous évaluation d’un titre boursier.
Les trois principales variables explicatives
sont :
T
stat
• cash
flow yield +11.9 rendement du cash flow (cash flow par
action divisé par le cours de l’action)
• 12
month active return +6.47 croissance des cours sur 12 mois (effet
momentum)
• Stock
price -6.27 cours de l’action
La moyenne des 17 facteurs suivants est de
2.62, ils sont donc nettement moins déterminants.
Les conséquences de ce classement sont
importantes :
1) plutôt que de se positionner sur des
rendements élevés ou per bas, il faut mieux retenir une société dont le ratio
cash flow par action divisé par le cours est élevé. Cela est cohérent avec les
recommandations des fondamentalistes. Le cash flow a plus de valeur prédictive
que le bénéfice.
2) les chartistes trouvent également leur
compte dans cette étude. Par effet d’entraînement, la hausse sur 12 mois est un
facteur favorable à la poursuite de la hausse. MAIS il est vital de noter que
la hausse sur un mois vient en 5 position et est affecté d’une T value NEGATIVE
de -5.1. En effet, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.
3) La variable stock price se caractérise par
une coefficient négatif de -6.3. De façon outrageusement simplifiée, cela
signifie qu’il faut COMMENCER à se méfier quand une action atteint une zone de
25/30 $. A plus de 40$, les espoirs de plus values sont plus que minces.
Rebouclons sur Harmony, objet de notre
attention à tous. Nous sommes à 7$, je pense (humblement) que les 15$ devraient
être atteints à moyen terme, dans quelques mois ou en 2003/2004. Cela n’a que
finalement peu d’importance quand les placements sans risque sont à 2% avant
impôt à
l’heure actuelle.
Si Harmony dépasse 30$ dans les prochaines
années (retour de l’or à 400-500$ disons- sic ), alors, chers amis et amies, il
faudra VENDRE aux nombreux acheteurs qui, alléchés par une couverture
insistante sur l’once d’or par TF1 ou ABC au journal de 20 heures, se
précipiteront pour nous racheter.
En conclusion, je vous livre un commentaire de
Keynes sur la bourse et les choix d’actions.
“I
WOULD RATHER BE VAGUELY RIGHT THAN PRECISELY WRONG”
BUYLOW
Le 7 février 2009